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André Nicol

Directeur National des Ventes

De Janvier 1992 à Décembre 2008

Lorsque André rejoint CML - Consortium de Matériel pour Laboratoires, l'entreprise vient tout juste de naître quelques mois plus tôt, dans un marché bien différent de celui que l'on connait aujourd'hui.

Armé d'une brochure- catalogue d'une petite dizaine de pages, André part à l'assaut de quelques 6000 laboratoires, tous indépendants. Il y a 50 ans en effet, les biologistes montaient leur labo dès la fin de leurs études. Cette époque coïncide presqu'exactement avec les restrictions budgétaires qui commencent à s'imposer aux laboratoires et les conduisent à se regrouper en plateaux techniques, puis en groupes de laboratoires, et enfin en centrales d'achat. 

Débutée dans un garage de Sevran (93), l'aventure se poursuit en étoffant l'entreprise par un projet industriel:

En 1982, André Nicol et d'autres collègues visitent un local à Angers, une ancienne usine de production pour la recherche en électricité. Le bâtiment est acquis. C’est le début de CEB et de la production de flacons de culture. CML devient fabricant et c'est toute l'organisation qui profite de la profonde démarche de qualité que cette culture désormais industrielle instille.

Une équipe de chasseurs pour lesquels le client était roi

Jean-Pierre Kroemer, Bernard Haas, Valérie Dartigues, Guy Fleury, Véronique Bonnet, Daniel Paunot, et les autres... L'équipe commerciale était forte d'une quinzaine de personnes qui, malgré des outils qui aujourd'hui semblent préhistoriques, ont réussi à faire de l'entreprise un acteur incontournable, à l'expertise reconnue, de l'univers du laboratoire.

Le secret de cette réussite ?

L'écoute - Il n'était pas rare qu'André prenne lui même les appels clients destinés aux assistantes pour mieux comprendre le besoin de ses clients 

- Le sens du service: Evoquant Daniel Paunot, André le souligne: " Pour Daniel, quoiqu'il arrive, le client était roi"

- Le sens de l'équipe: Les années ont passé mais les liens sont restés, les liens tissés pendant les moments festifs de convivialité qui accompagnaient les réunions commerciales où les projets s'élaboraient autour d'un verre, les liens tissés pendant les grands salons où tous se retrouvaient chaque année 

Les outils ont tellement changé au fil des ans

André se souvient d'un temps où internet n'existait pas. Une commande mettait le temps d'un courrier à parvenir à la société, puis elle était saisie à la main, acheminée ensuite par le transporteur. Il n'était pas rare que deux semaines d'écoulent alors jusqu'à la livraison. 

Chaque commercial, armé de sa calculatrice, calculait son chiffre d'affaire, en additionnant une à une chaque facture, et calculait lui même sa prime.

Bien plus tard, le minitel allait révolutionner l'analyse des ventes de l'équipe, et un GSM très lourd et encombrant allait leur permettre de communiquer plus aisément.

Lorsque André quitte la société en 2008, elle pèse 28 millions d'euros de chiffre d'affaires.

Mais une leçon de management reste

Au fil de ces années de direction commerciale, André a appliqué un principe de management fort:

Donner la possibilité à chacun de s'approprier son job, pour pouvoir s'y impliquer et donc y prendre du plaisir.

Et comme il n' a pas de plaisir sans partage, c'est aussi la convivialité qui soude les liens entre collaborateurs.

C'est ce conseil qu'il voudrait laisser à ses successeurs chez LABELIANS:

"Soyez vous-même, impliquez-vous, et prenez du plaisir pour un prochain demi-siècle de succès !"